
Le nom de la soirée pioche dans l'opéra minimaliste de Philip Glass et Robert Wilson, mais la promesse est plus modeste : un bar-concert et deux habitués des routes de traverse musicales bordelaises. On y va sans attente précise, pour la curiosité plutôt que pour un nom qu'on connaît déjà. C'est le genre de soirée qui récompense ceux qui sortent sans avoir vérifié le line-up avant.
La rédaction de Stéréoscope
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Deux frères en cavale
À première vue, Los Dos Hermanos ressemble à une fratrie improbable née d’un malentendu, à une expérience chimique discutable en classe de maternelle. Pourtant, Yan Beigbeder, cascadeur du sonore dont le bazar acoustique et électronique remplit plusieurs cantines, et Monsieur Gadou, flegmatique crooner hors-la-loi dont l’arsenal se limite à une guitare et un ampli, ont trouvé bien plus qu’un terrain d’entente : un terrain d’écoute.
Le duo raconte des périples poétiques dans lesquels les bruits, les mots et les mélodies émergent au gré des chemins qu’il emprunte. Ce sont des road-movies sonores, à bord d’un véhicule sans carte ni GPS, habitacle en velours, porte-gobelets de série, et fenêtres grandes ouvertes pour ne pas en perdre une miette.
C’est donc tout naturellement que Los Dos Hermanos affectionne les lieux de transit et les bars-de-bord-de-route, mais on les aurait aussi surpris en flagrant concert dans un bar-tabac et un café-charcuterie
El Selector Andaluz
Yan Beigbeder explore la musique comme un semi-nomade : tantôt il cueille des disques dans de lointaines contrées musicales, tantôt il fait pousser ses propres sons dans un potager.
Atteint d’une forme sévère de discollectionnite, il cueille en effet plus de musiques curieuses, de toutes formes et de toutes époques, qu’une seule vie ne pourrait jamais en stocker (même en bocaux). Blues, poésie, flamenco, jazz, chants révolutionnaires, musiques concrète, improvisée ou expérimentale… Rien ne rassasie son appétit. C’est peut-être pour cela qu’il cultive aussi une parcelle bien à lui, où il plante ses propres bruits pour faire pousser sa propre musique. En fonction de l’humeur du projet, il jardine avec ses instruments acoustiques, ses objets à vent, son bazar électronique ou ses platines vinyles, en sélectionne seulement quelques-uns ou utilise toute la remorque.
Quoi qu’il en soit, Yan Beigbeder devient El Selector Andaluz (qu’on suspecte d’avoir été auparavant Black Andaluz) lorsqu’il revêt sa casaque de disc jockey (qui signifie littéralement “cavalier à disque”).
🕦 De 20h à 00h
📍Terrasse • Belvédère
🎟️ Gratuit
Fiche mise à jour le 27 octobre 2026
68 quai Deschamps, Bordeaux

MARDI 03 NOVEMBRE 2026 · 19:00
Supersonic Records

Du MARDI 3 NOVEMBRE au SAMEDI 28 NOVEMBRE 2026
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Du MARDI 3 NOVEMBRE au MARDI 1 DÉCEMBRE 2026
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MARDI 03 NOVEMBRE 2026 · 20:00
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MARDI 03 NOVEMBRE 2026 · 20:00
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MARDI 03 NOVEMBRE 2026 · 20:00
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