La Rue sans joie

La Rue sans joie

DIMANCHE 23 MAI 2027
16:00
Auditorium de Lyon · Lyon
Payant
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Au programme

La parole à l'organisateur

Thomas Ospital

Prostitution, violence et pauvreté, une rue viennoise est en 1921 le théâtre de la misère. Plusieurs destinées se croisent, liées par la soif de survivre. Une œuvre terrifiante et magnifique, sublimée par les visages inoubliables d’Asta Nielsen et Greta Garbo. La version présentée, partiellement teintée comme à l’origine, est la plus complète à ce jour. Sous les doigts de Thomas Ospital, l’orgue met en musique ce film aux dimensions d’opéra.

Adapté du roman homonyme d’Hugo Bettauer, La Rue sans joie brosse un tableau saisissant de la Vienne de 1921, plongée dans la misère et l’hyperinflation. Dans la Melchiorgasse, rue sombre et étouffante, se croisent les destinées de bourgeois ruinés, de miséreux du lumpenprolétariat, de spéculateurs vivant dans le luxe et de profiteurs, tel le boucher Geiringer (Werner Krauss), qui échange sa viande contre des faveurs. Deux jeunes femmes incarnent les voies possibles de la survie. Marie (Asta Nielsen), fille d’un père violent, sombre dans la prostitution et le crime après une trahison amoureuse ; Grete Rumfort (Greta Garbo), fille d’un fonctionnaire ruiné, résiste tant bien que mal aux avances et aux pièges de Madame Greifer, tenancière d’une maison close déguisée en salon de mode.
Né en Bohême (dans cette République tchèque qui sert de fil rouge à la saison 2026/2027 de l’Auditorium-Orchestre national de Lyon), éduqué à Vienne, Georg Wilhelm Pabst s’impose comme l’une des figures majeures du cinéma de la République de Weimar, aux côtés de Fritz Lang et de F. W. Murnau. Alors que l’expressionnisme dominait encore le cinéma allemand au début des années 1920, le futur auteur de Loulou (1929) oriente résolument le cinéma vers un réalisme social plus documentaire. La Rue sans joie marque précisément ce tournant. Sorti en 1925, ce chef-d’œuvre est généralement considéré comme le film fondateur de la Neue Sachlichkeit [Nouvelle Objectivité] au cinéma. Amputé drastiquement par la censure à sa sortie, le film est présenté ici dans sa version restaurée la plus complète à ce jour. Pour en réaliser la partition, l’orgue de l’Auditorium résonne sous les doigts de Thomas Ospital, organiste de Saint-Eustache à Paris et professeur d’orgue au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, l’un des principaux maîtres de cet exercice.

Lieu

Auditorium de Lyon

149 rue Garibaldi, Lyon

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