
L’autocélébration est rare chez Beethoven, aussi son jugement sur la Missa solemnis n’en prend que plus de poids. « L’œuvre la plus grande que j’ai composée jusqu’ici », lâche-t-il, après lui avoir consacré quatre bonnes années, son but étant « de susciter et d’instiller en permanence des sentiments religieux aussi bien chez les chanteurs que chez les auditeurs ». Difficile de ne pas user de superlatifs à propos de cette heure trente touchée par la grâce. Et de ne pas revenir, comme à une fontaine intarissable, au Benedictus, moment de lévitation où le violon solo apporte sa présence angélique. Plateau vocal de luxe autour de Petr Popelka.\r\n
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