
Quinze ans après un premier essai perdu dans les limbes, Dvořák reprend la plume et signe, à l’été 1887,un Quintette en la majeur jailli d’un seul souffle, œuvre écrite presque à son insu, d’un charme qui fait chavirer les cœurs. Tout Dvořák est là : la rêverie lumineuse, les danses populaires transfigurées, les ombres passagères bientôt dissipées. Puis le piano de Nikola Meeuwsen, dernier vainqueur du prestigieux concours Reine Elisabeth, s’efface pour laisser place au Troisième Quatuor de Bartók, une eau-forte, le plus bref et le plus audacieux des six quatuors : le folklore magyar n’est plus qu’un lointain souvenir.\r\n
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