À l'affiche
à Bordeaux.
Les dates qu'on ne veut pas que tu rates à Bordeaux ces quatre prochaines semaines, et ce qu'on en pense. La sélection change chaque matin.
Avant même d'enregistrer un disque, Jasmine not Jafar jouait déjà sur scène : le duo tourangeau a construit son répertoire à l'envers, le live en premier, les morceaux ensuite, jusqu'à décrocher le Prix du Public au Printemps de Bourges. En face, Baby Berserk revendique l'influence de Vivienne Westwood, et sa chanteuse joue en groupe punk depuis ses quatorze ans : de quoi comprendre d'où vient la radicalité du trio d'Amsterdam.
La rédaction de Stéréoscope
Sublyme a passé huit ans comme costumière au Moulin Rouge avant de passer de l'autre côté du miroir, et elle fut la toute première drag queen aperçue dans Emily in Paris. Fluffy Bidule, de son côté, a dû sa survie au Snatch Game à une imitation de Marianne James qui a sauvé sa place in extremis. De quoi regarder différemment les deux reines du soir.
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Leo Middea n'a pas toujours été en haut de l'affiche : il a fait ses gammes en première partie de Marisa Monte à Paris, puis aux côtés de Sheila devant plus de deux mille personnes salle Pleyel. De quoi mesurer comment un chanteur né à Rio a fini par convaincre un public qui ne comprenait pas un mot de portugais. Si la bossa nova et la MPB t'ont manqué ces derniers temps, voilà de quoi combler le manque.
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Born Bad Records a été fondé en 2006 par Jean-Baptiste Guillot, alias JB Wizz, en pleine restructuration de l'industrie du disque : vingt ans plus tard, le catalogue dépasse les deux cents albums, de La Femme à Frustration. Un label monté contre les logiques dominantes qui a fini par imposer les siennes.
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Entré directement à la 23e place du classement français des singles avec Hakayet, VEN1 a transformé un succès underground en vrai phénomène commercial. Son dernier morceau, Vanilla, a dépassé les sept millions d'écoutes sur Spotify en quelques semaines à peine. Si tu veux voir sur scène un rappeur qui construit sa notoriété single après single plutôt qu'album après album, cette date est pour toi.
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Depuis leur reformation, les Boo Radleys tournent sans Martin Carr, le guitariste qui écrivait l'essentiel de leurs plus gros titres : c'est Tim Brown et Sice Rowbottom qui ont repris la plume. Un pari qui tenait moins de l'évidence que du saut dans le vide, et qui tient toujours la route des décennies plus tard.
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Au-delà de LTR Worldwide, Jwles possède aussi son propre label, Le Zin Records, où sont sortis ses deux derniers disques, Bijoux puis Bijoux de Luxe. De Saint-Denis à la côte est américaine, il construit son rap en toute indépendance, loin des grosses maisons de disques. Une autonomie totale, revendiquée depuis ses débuts.
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Si Kyuss et les premiers Sleep ont construit ta discothèque, ajoute Duel : des Texans increvables qui jouent le heavy comme un exercice de patience plutôt que de vitesse. Maniard, en première partie, vient de Bordeaux et pousse le même riff vers des galaxies plus froides, à la frontière du kosmische. Une salle associative qui tient sur la bonne volonté bien plus que sur le confort.
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Avant d'écrire des rimes, Spider Zed voulait les enregistrer : deux mois de fac d'économie à la Sorbonne, puis une formation d'ingénieur du son, avant de passer derrière le micro plutôt que derrière la console. Membre du High Five Crew, il raconte le quotidien avec une économie de mots qui trahit ce passé technique. Six projets, plus de 70 millions d'écoutes, sans jamais forcer la voix.
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Le trio existe depuis 2012, du temps où Diane Sagnier cherchait encore l'alliage de pop et de cold wave qu'elle avait en tête avant de croiser Léo Hellden et Michael Giffts. Entre un premier album déjà sorti, Swimming Lessons, et un second baptisé Double Dreaming, leur univers s'est affiné concert après concert, jusqu'à une session en direct au Grimaldi Forum de Monaco. On vient voir où ça en est aujourd'hui.
La rédaction de Stéréoscope
Repérée par Stromae en personne, Camille Yembe transforme en pop feutrée ce qu'on vit quand on a grandi entre deux pays sans jamais choisir vraiment. Son premier EP, Plastique, tient davantage du carnet intime que du tube calibré. Au Lieu Chéri, salle à taille humaine, ce genre de confidence passe sans détour ni grand orchestre.
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Trente ans après, on mesure à quel point Doc Gynéco a ouvert une porte que personne n'a vraiment refermée depuis : celle d'un rap qui s'autorise la décontraction, le groove et la chanson sans complexe. On y va pour retrouver cette désinvolture qui a mis tout le game d'accord, bien avant que « chill » ne devienne un argument marketing.
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Le groupe appelle lui-même son style « Organic Trance Music », une étiquette qui ne dit pas tout : dans un entretien, Jim cite Nirvana, Fugazi et At The Drive-In parmi ses repères, quand Roxie penche plutôt vers le noise-rock mathématique. Tout part d'une guitare et d'un clavier Casio, pas d'un mur de machines.
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The Vintage Caravan, c'est d'abord l'histoire de deux gamins de douze ans qui reprenaient du hard rock seventies dans leur chambre à Reykjavík, sans que personne les prenne au sérieux avant plusieurs années. Un changement de batteur plus tard, le trio a gardé cet instinct d'autodidactes qui doit tout aux vinyles de leurs parents et rien aux modes. De quoi expliquer un groove qui semble sorti d'une autre décennie, jouée sans une once de nostalgie forcée.
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