La sélection de la rédaction

À l'affiche
à Toulouse.

Les dates qu'on ne veut pas que tu rates à Toulouse ces quatre prochaines semaines, et ce qu'on en pense. La sélection change chaque matin.

  1. Entré directement à la 23e place du classement français des singles avec Hakayet, VEN1 a transformé un succès underground en vrai phénomène commercial. Son dernier morceau, Vanilla, a dépassé les sept millions d'écoutes sur Spotify en quelques semaines à peine. Si tu veux voir sur scène un rappeur qui construit sa notoriété single après single plutôt qu'album après album, cette date est pour toi.

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  2. Benoît Dorémus a été repéré par Renaud avant de signer chez EMI, Alexis HK par le label Musiques Hybrides la même décennie. Le Bijou, cent soixante-dix-sept places dédiées à la seule chanson francophone depuis 1989, en a vu défiler des pointures avant eux: Têtes Raides, Yann Tiersen, Zebda. Pour qui aime le mot d'esprit plus que le coup d'éclat, la rime y est toujours bien pesée.

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  3. Capitol/Universal l'a signé début 2024, avant même qu'un titre explose vraiment : un pari sur un nom encore inconnu du grand public. Depuis, les clips cartonnent et les commentaires TikTok se comptent par milliers sous chaque extrait. Si tu veux voir à quoi ressemble un pari de major qui a payé vite, direction la piste de danse.

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  4. Vandal Records et Flexout Audio, deux labels qui carburent à la drum & bass de dancefloor, ont sorti une compilation commune en septembre 2025 : cette soirée en est le prolongement sur scène. En tête d'affiche, Enei, repéré par Kasra sur Critical Music en 2010 et sacré meilleur nouveau producteur aux Drum&BassArena Awards l'année suivante.

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  5. De Grauzone et son Eisbär à Engelberg, vendu à plus de 600 000 exemplaires en France, Stephan Eicher a toujours préféré le tabouret de piano au bruit du monde. Poussière d'Or, son nouvel album, est né de textes de ses amis Philippe Djian et Martin Suter, et de musiciens venus s'ajouter peu à peu. Des chansons servies comme un pain encore chaud, c'est lui qui le dit.

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  6. Leur nom vient d'une chanson des Melvins, et tout est dit : les Japonais de Boris passent du stoner le plus véhément au drone doom, ont collaboré avec Sunn O))) et Merzbow, et signé la musique de The Limits of Control de Jim Jarmusch. Planning for Burial, entre shoegaze et doom, ouvre la soirée. Des bouchons, et un peu de courage.

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  7. Avant de s'appeler Wallace Cleaver, le rappeur s'appelait Léo Gond, étudiant en lettres à la Sorbonne, où Marcel Proust est devenu une influence revendiquée plus qu'une référence de façade. De cette fréquentation naît une écriture qui aime la phrase longue autant que la rime qui claque. Le genre de rappeur qui a lu ses classiques avant d'écrire les siens.

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  8. Avant sa pause de 2012, Cocoon, alors formé en duo par Mark Daumail et Morgane Imbeaud, avait rempli l'Olympia deux soirs de suite et placé le titre « Chupee » dans la bande originale du film L'Arnacœur, l'un des plus gros succès du box-office français de 2010. De quoi comprendre pourquoi la salle retrouve ces mélodies comme de vieilles connaissances.

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  9. Trente ans après, on mesure à quel point Doc Gynéco a ouvert une porte que personne n'a vraiment refermée depuis : celle d'un rap qui s'autorise la décontraction, le groove et la chanson sans complexe. On y va pour retrouver cette désinvolture qui a mis tout le game d'accord, bien avant que « chill » ne devienne un argument marketing.

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  10. Vacra a longtemps caché son visage, jusqu'à le révéler lors d'un showcase parisien en 2023, après qu'une danseuse seule a d'abord occupé la scène à sa place. Le mystère entretenu n'a pas nui aux affaires : « Tiki Taka » est certifié disque de diamant, et son premier album, « Pygmalion », aligne PLK, Josman, Soolking et Louane en featuring.

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  11. Sur scène, Ebony se surnomme Queen Sheba, et Menelik, titre de son premier album, est le nom que la légende éthiopienne donne au fils qu'elle aurait eu avec le roi Salomon. Epic Records France a sorti les quatorze titres en avril 2026, entre pression médiatique, histoires d'amour et passage à l'âge adulte. Un premier disque pensé comme un enfant qu'on présente au monde.

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  12. En 2025, Folamour signait Movement Therapy, quatorze titres pensés comme un manifeste du mouvement plutôt qu'un simple album solo, porté par une brochette de featurings loin de la carte postale du DJ qui tourne seul. De quoi comprendre qu'une tête d'affiche peut aussi ressembler à un collectif. On vient ici pour la générosité du set, pas pour la pose.

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  13. Le groupe appelle lui-même son style « Organic Trance Music », une étiquette qui ne dit pas tout : dans un entretien, Jim cite Nirvana, Fugazi et At The Drive-In parmi ses repères, quand Roxie penche plutôt vers le noise-rock mathématique. Tout part d'une guitare et d'un clavier Casio, pas d'un mur de machines.

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À l'affiche à Toulouse : les concerts choisis par la rédaction | Stéréoscope