La sélection de la rédaction

À l'affiche
à Montpellier.

Les dates qu'on ne veut pas que tu rates à Montpellier ces quatre prochaines semaines, et ce qu'on en pense. La sélection change chaque matin.

  1. Révélée sur YouTube, où ses vidéos cumulent plus de cent millions de vues, Laura Cox a porté son southern hard blues jusqu'au Hellfest et au Rockpalast. Country, blues, southern rock et hard rock, avec la conviction qu'un bon gros riff vaut mieux qu'un refrain pop. Si tu joues de l'air guitar au volant, c'est ton soir.

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  2. Le nom du label vient d'un sample vocal répétant « Chinese Man » sur leur tout premier morceau, en 2004 à Marseille ; le label sort sa première référence, The Pandi Groove EP, l'année suivante, bien avant que BOLD ou Youthstar n'entrent dans la famille. Vingt ans de maison plutôt qu'un simple plateau d'invités pour un soir.

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  3. JAMSO a commencé en duo, dans La Kadrilla avec Bara, avant de prendre le micro seul sur l'album Razzia, produit par Kosei. Sleepypierre construit sa discographie single après single depuis cette année, sans encore d'album pour fixer le cap. Deux trajectoires à des stades opposés, réunies sur une même affiche : l'une qui vient de se détacher, l'autre qui démarre à peine.

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  4. En 2001, celui que le monde avait découvert sous le nom de Terence Trent D'Arby a changé d'identité et tourné le dos aux majors, choisissant de sortir chaque disque sur son propre label depuis. Son dernier en date, The Pegasus Project: Pegasus & The Swan, paru en 2024, montre qu'il n'a rien cédé de cette indépendance. Si tu aimes les artistes qui ont préféré tout recommencer plutôt que de refaire le même disque, celui-là en est l'exemple le plus radical.

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  5. Avant ce nouvel album, Joulik avait déjà posé ses bases avec Envol en 2019, puis creusé le sillon avec Racines en 2022 : deux disques sortis sur le label indépendant La Clique, taillés pour les scènes où l'on chante encore sans micro-casque. Une habituée des petites salles où la voix se fabrique à l'oreille, pas au logiciel.

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  6. Rob Turner et Liviu Gheorghe ont posé les baguettes de GoGo Penguin et les synthés de l'ensemble de Matthew Halsall pour inventer Elf Traps à Manchester : de quoi déjà partager la scène avec 808 State. Goldie B, elle, a grandi sur le trip hop que sa mère lui passait en boucle avant de cofonder son propre label à Marseille, Omakase Recordings. Deux trajectoires qui ne se seraient peut-être jamais croisées sans ce genre de soirée.

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  7. L'Opéra Comédie a été bâti à la fin du XIXe siècle dans la pure tradition des théâtres à l'italienne, balcons dorés et lustre à pampilles compris. Une fois par an, ce décor hérite d'un bestiaire de créatures et de performeurs qu'aucun directeur de salle du XIXe siècle n'aurait validé, et c'est tout l'intérêt du rendez-vous. Si tu as déjà rêvé de danser sous un lustre pareil, voilà l'occasion.

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  8. Le nom de Passi est entré dans l'histoire du rap français par une bande originale : en 1995, son titre « Sacrifice de poulets », signé avec Ministère A.M.E.R., figure sur la musique du film La Haine, qui fait connaître le groupe au-delà du rap. Ce goût pour les textes qui dérangent ne l'a jamais vraiment quitté. Si tu veux entendre d'où vient une partie du rap français d'aujourd'hui, c'est par ce genre de concert qu'on comprend la suite.

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  9. Felhur enseignait la philosophie avant d'écrire des rimes, Andro programmait du beatbox avant de composer : le duo a bâti son univers sur des chapitres, du EP Liaisons jusqu'à l'album-roman Liaisons & Ruptures, pensé comme un roman sentimental en plusieurs actes. Du rap qui préfère la dissertation à la punchline, sans jamais s'en excuser.

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  10. Laurent Voulzy compose pour Alain Souchon depuis les années 1970, pendant que Souchon écrit les paroles qu'il chante lui-même : une double carrière qui tient depuis plus de cinquante ans, à grand coup d'échanges de plume. Rockollection a fait de l'été 1977 le sien, sans jamais que l'un efface l'autre. Deux voix pour une seule complicité, intacte.

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  11. Avant de rapper, Sensey rêvait de foot : il passe quatre ans au centre de formation du Stade Lavallois avant de raccrocher les crampons pour le micro. Son nom de scène vient tout droit de Naruto, feuilleton culte de son adolescence. Son titre Sans elle, avec Joé Dwèt Filé, dépasse aujourd'hui les quarante millions de vues sur YouTube.

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  12. Romain Garcia a d'abord appris le dessin avant les machines : diplômé d'arts graphiques et ancien professeur, il doit son nom à Cappadocia, écrit avec Ben Böhmer pendant le confinement et depuis passé les vingt millions d'écoutes, qui lui a ouvert les portes d'Anjunadeep. Joris Delacroix, lui, doit les siennes à Laurent Garnier et Roger Sanchez, qui ont fait tourner ses premiers morceaux des années avant qu'il ne joue ses propres lives.

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  13. Hubert Félix Thiéfaine est né à Dole, dans le Jura, et il a fallu attendre son seizième album, en 2011, pour qu'il décroche deux Victoires de la Musique l'année suivante. Depuis plusieurs tournées, il partage la scène avec son fils Lucas, guitariste et co-auteur d'une partie de ses chansons. On voit rarement un tel compagnonnage familial sur une scène de cette ampleur.

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  14. Leto, de son vrai nom Henoc Bofenda, a grandi porte de Saint-Ouen avant de former le duo PSO Thug avec Aéro en 2014, puis de se faire remarquer en featuring sur Crésus de Ninho. Sa mixtape Trap$tar 2 a depuis été certifiée disque de platine, et son premier album, 100 Visages, reste à ce jour son meilleur démarrage en ventes. Le genre de trajectoire qui vaut un crochet, même sur une soirée de semaine.

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  15. The Vintage Caravan, c'est d'abord l'histoire de deux gamins de douze ans qui reprenaient du hard rock seventies dans leur chambre à Reykjavík, sans que personne les prenne au sérieux avant plusieurs années. Un changement de batteur plus tard, le trio a gardé cet instinct d'autodidactes qui doit tout aux vinyles de leurs parents et rien aux modes. De quoi expliquer un groove qui semble sorti d'une autre décennie, jouée sans une once de nostalgie forcée.

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  16. La chanteuse Lisa Kekaula a aussi prêté sa voix à Good Luck, le tube électro de Basement Jaxx sur l'album Kish Kash, premier Grammy de l'histoire dans la catégorie dance/électro. De quoi rappeler que le punk-soul des BellRays a toujours su infiltrer des dancefloors bien loin du sien. Sur scène, c'est elle qui tient la baraque.

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  17. Avant Oneira, il y a eu un premier single, sorti en 2018 : DAKEEZ chante depuis plus longtemps qu'on ne le croit. Le temps d'apprendre à poser une voix sur un corps qui a d'abord appris à danser. Le Montreux Jazz Festival l'a repéré avant la France entière, de quoi donner raison à ceux qui le suivent depuis le début.

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  18. Bilal Hassani a porté les couleurs de la France à l'Eurovision en 2019, révélé quelques années plus tôt sur YouTube puis devant le jury de The Voice Kids: la scène ne lui est jamais tombée dessus par hasard. Le nouveau single, teinté d'eurodance, abandonne la pop sage pour la piste de danse. Si Roi tournait en boucle chez toi à l'époque, la suite se danse plutôt qu'elle ne se chante.

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À l'affiche à Montpellier : les concerts choisis par la rédaction | Stéréoscope