La sélection de la rédaction

À l'affiche
à Lyon.

Les dates qu'on ne veut pas que tu rates à Lyon ces quatre prochaines semaines, et ce qu'on en pense. La sélection change chaque matin.

  1. Il vient de boucler Des Pieds et des mains, dix-huit mois de travail pour un disque qu'il présente comme son album le plus personnel, et qui est entré directement dans le top 25 des ventes françaises. L'interview qu'il donnait à sa sortie se faisait à la mairie d'Ivry, le quartier où tout a commencé pour lui. On vient voir si cette pudeur nouvelle passe aussi bien sur scène que sur disque.

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  2. Avant de s'appeler S.P.Y, le Brésilien installé à Londres sortait ses premiers morceaux sous le nom de Spyder chez Metalheadz, jusqu'à découvrir qu'un autre DJ utilisait déjà ce pseudonyme. Depuis son premier album chez Hospital Records en 2012, il reste une référence du label pour ses basses profondes et ses breaks qui tournent sur eux-mêmes. Si tu aimes la drum'n'bass qui ne cherche jamais à être gentille, cale-toi près du système plutôt qu'au bar.

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  3. Enregistré à Memphis en 2006 avec d'anciens musiciens d'Al Green et de Booker T. & the MG's, The Greatest a fait basculer Cat Power vers le folk et la soul. Pour ses vingt ans, Chan Marshall le joue en entier sur scène. Un album entier porté par la voix du Sud la plus reconnaissable de l'indé américain.

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  4. En marge de son parcours solo, Jeff Mills fait tourner depuis plusieurs années le projet Tomorrow Comes the Harvest, à la frontière entre techno et jazz, avec le claviériste Jean-Phi Dary et la flûtiste Rasheeda Ali. Un nouvel album, The Forbidden Planet, doit sortir sur son label Axis en novembre : preuve qu'il n'a pas rangé ses machines pour se contenter d'un tour d'honneur.

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  5. Leur premier concert, en 1990, s'est joué en ouverture de Mazzy Star au I-Beam de San Francisco ; sept ans plus tard, lâchés par leur label américain en plein enregistrement, c'est le britannique Beggars Banquet qui a sauvé et sorti Too Many Days Without Thinking. De quoi comprendre pourquoi John Peel les comparait sans détour à Nirvana et Pavement.

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  6. Avant de s'appeler Wallace Cleaver, le rappeur s'appelait Léo Gond, étudiant en lettres à la Sorbonne, où Marcel Proust est devenu une influence revendiquée plus qu'une référence de façade. De cette fréquentation naît une écriture qui aime la phrase longue autant que la rime qui claque. Le genre de rappeur qui a lu ses classiques avant d'écrire les siens.

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  7. Moha MMZ a mis quatre ans à transformer les Tarterêts en rampe de lancement : une Cigale complète avec La Plage, puis Mikasa, plus de quatre millions d'écoutes en single quasi officiel des vlogs de Léna Situations. Entre un Rose Festival partagé avec Bigflo et Oli et une date à l'Accor Arena, l'automne le ramène dans des salles à sa mesure. On y retrouve aussi Papillon, son duo avec Romsii.

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  8. Dix albums et deux Grammys dans l'équipe de production plus tard, 7 Weeks revient à un stoner rock brut, produit par Adrian Bushby (Foo Fighters, Muse), sans quitter son label autoproduit depuis Limoges. Le power trio a déjà joué la mainstage du Hellfest, ce qui dit assez son gabarit sur scène. En ouverture, Mike Noegraf cultive sa folk punk mélancolique depuis près de 800 concerts dans 20 pays, entouré pour l'occasion de deux complices sous le nom de Outlaws.

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  9. Formés en 1989 en Bavière autour des frères Acher, passés du hardcore à l'électronica, les Notwist ont conquis l'Amérique avec Neon Golden en 2002. Leur nouvel album, News from Planet Zombie, réunit toute la formation live élargie, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps. Retenues et envolées, notes cristallines et hymnes futuristes : l'indé allemand dans ce qu'il a de plus élégant.

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  10. So La Lune rappe depuis ses dix ans, mais c'est avec le projet Tsuki, en 2019, qu'il devient l'un des visages de la scène urbaine française. Entre 2022 et aujourd'hui, il est passé du Nouveau Casino à l'Olympia puis au Zénith de Paris, sans perdre sa voix mélancolique ni ses textes qui cherchent la fissure plutôt que la façade. Nouveau Produit, sorti en 2025, referme ce triptyque.

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  11. Trois ans de silence depuis Fil rouge, et un aveu en coulisses : elle confie avoir longtemps voulu cacher sa part la plus vraie, par peur de déplaire. Elle dit cet album plus personnel que les précédents, écrit sans chercher à plaire à qui que ce soit. On y entend une voix qui a arrêté de s'excuser.

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  12. Avant de hurler sur leurs propres scènes, nous étions une armée a fait ses gammes en première partie de Benjamin Biolay, une voix autrement plus retenue que la leur. Le grand écart donne une idée du choc à venir : on vient pour la sagesse qu'on nous promet, on en ressort électrisé par son absence.

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  13. Il y a de fortes chances que tu aies déjà entendu la voix d'Alela Diane sans le savoir : son titre Take Us Back fermait les crédits du jeu vidéo The Walking Dead en 2012. Depuis plus de vingt ans, la chanteuse de Portland n'a rien perdu de ce folk à la fois solaire et grave qui a fait sa réputation. The Hackles, trio venu d'Astoria dans l'Oregon, ouvrent avec le même goût du direct, sans filet.

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  14. Pour composer Mydnight, Myd a traversé l'Atlantique pendant trois ans, entre Los Angeles et Paris, et pose sa voix sur chaque morceau : une première pour lui, après des années à la prêter surtout aux featurings des autres. Au casting de l'album, on croise Channel Tres, Calcutta ou le rappeur argentin Trueno, loin du cercle habituel de la French touch.

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  15. Nono La Grinta pioche sa drill entre New York et Chicago, mais la ramène dans son 19ᵉ parisien sur « 75022 », passé le million de vues. Avec La Mano 1.9, son duo « La Quoi » a grimpé en tête des tendances YouTube et frôlé les neuf millions de vues, jusqu'à faire parler de lui outre-Atlantique. Une hargne qui lui a donné son blase, et qui ne semble pas près de redescendre.

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À l'affiche à Lyon : les concerts choisis par la rédaction | Stéréoscope