À l'affiche
à Strasbourg.
Les dates qu'on ne veut pas que tu rates à Strasbourg ces quatre prochaines semaines, et ce qu'on en pense. La sélection change chaque matin.
Derrière Palmbomen II se cache Kai Hugo, qui a rebaptisé son projet pour signer chez le label culte NON Records un disque pensé comme la bande-son imaginaire d'un polar hollandais des années 1980, entre italo-disco fantôme et psychédélisme suranné. C'est la tête d'affiche la plus singulière de ces deux soirées, loin des habitués du dancefloor strasbourgeois. De quoi faire un sacré détour pour une seule date électro.
La rédaction de Stéréoscope
Le groupe s'appelait Los Reyes avant que Brigitte Bardot ne les remarque sur la Côte d'Azur, dans la lignée de José Reyes et Manitas de Plata, eux aussi passés par le Carnegie Hall. C'est Chico Bouchikhi qui invente le nom Gipsy Kings, puis quitte la formation dès 1991 après un désaccord avec leur producteur : Tonino Baliardo, lui, n'a jamais arrêté la route.
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Lilly Wood and the Prick existe depuis bientôt vingt ans, et le duo s'est réinventé plusieurs fois sans perdre son identité : porté par le remix de « Prayer in C » par Robin Schulz, certifié disque de diamant, Nili Hadida et Benjamin Cotto viennent de sortir Christina, écrit avec Myd et l'ex-Kyo Ben Poher. Si tu les connais pour leurs guitares folk, ce nouveau chapitre plus électronique vaut la découverte.
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Des frères Acher, à Weilheim en Bavière, au label Morr Music puis à leur propre maison, Alien Transistor : The Notwist a relié rock indé et électronica bien avant que ce soit la norme, jusqu'à Neon Golden en 2002. Remixés par Four Tet, liés à Lali Puna et à 13 & God, ils reviennent avec News from Planet Zombie. L'indietronica à sa source.
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Le Karmen Camina s'est installé dans l'ancienne Manufacture des Tabacs, reconvertie en coopérative culturelle plutôt qu'en club classique. Sa salle Club tourne sur un système entièrement analogique signé Danley Sound Labs, pensé pour une écoute précise plutôt que pour écraser les basses à tout prix.
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Sa grand-mère, la compositrice Isabelle Aboulker, a signé plusieurs contes musicaux pour l'enfance, et l'un d'eux, écrit en 2016, portait déjà le prénom Myla. Avant la pop virale, il y a eu le piano au CRR de Paris et des chansons postées en anglais sur les réseaux, loin des cases habituelles de la variété française. Une discipline d'écriture qui vient visiblement de plus loin qu'un simple coup viral.
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On met rarement un violon et une batterie seuls face à un dancefloor, mais Marta y arrive en jouant sa techno entièrement en direct, sans rien de caché derrière un ordinateur. En face, un duo parisien qui tient la même recette électrique depuis une décennie prouve que la formule n'a pas besoin d'être neuve pour marcher encore. Si tu doutais qu'on puisse vraiment danser sur des instruments acoustiques, la soirée répond sans détour.
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Une soirée qui empile deux étages et cinq DJ sans jamais se presser, c'est un format qu'on ne voit pas si souvent à Strasbourg : on y entre tôt et on ne sait jamais vraiment à quelle heure on en ressort. La tête d'affiche vient de Madrid, loin des foules qui ne viennent que pour un nom qu'elles ont vu passer sur une affiche. Pour les danseurs du dimanche matin, c'est déjà le point de chute évident.
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Avant d'être une référence des musiques du monde, I Muvrini a démarré à la fin des années 1970 en duo guitare-voix, fondé par les frères Alain et Jean-François Bernardini. Le groupe cumule depuis huit disques d'or et deux Victoires de la Musique. Jean-François préside aussi une fondation engagée pour la non-violence, loin des paillettes des Zéniths qu'il a pourtant remplis.
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Le groupe est né en 2020 comme projet à côté, quand les groupes principaux de ses membres étaient mis sur pause par le confinement. Depuis, il a joué à SXSW et assuré les premières parties de The Rapture, et sort cet été un nouvel album chez Bella Union, le label fondé par l'ex-bassiste des Cocteau Twins. Une bonne occasion de vérifier si ça tient aussi bien en vrai qu'en studio.
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Chiloo vient du rap, qu'il a quitté pour la scansion et le chant, dans la même veine que Lomepal ou Eddy de Pretto avant lui : la rime reste, la rage se change en mélancolie. Sa reprise de Vianney disait déjà cette manière de retourner une chanson populaire contre sa propre nostalgie. Un format pop qui n'a pas renié d'où il vient.
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Dééfait n'a que deux ou trois ans d'existence, mais le groupe a déjà fait mixer son premier album par GNOD, référence anglaise du noise rock le plus tordu. Entre krautrock, psychédélisme et punk des origines, leur set tient davantage de la cérémonie collective que du concert classique. De quoi faire swinguer la tête plus que les hanches.
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