À l'affiche
à Nantes.
Les dates qu'on ne veut pas que tu rates à Nantes ces quatre prochaines semaines, et ce qu'on en pense. La sélection change chaque matin.
Avant les sets, projection du documentaire LatAmtronica coproduit par le label argentin ZZK et Mutek, et une table ronde pour poser les bases d'une scène électronique latino-américaine trop souvent résumée en trois clichés. King DouDou, Lyonnais lauréat d'un Latin Grammy, y défend depuis des années le dialogue entre dembow, cumbia et bass music européenne.
La rédaction de Stéréoscope
Vingt-et-une éditions numérotées avant celle-ci, dans des salles qui changent mais une ligne qui ne bouge pas : des groupes qui sonnent comme s'ils allaient casser quelque chose. Un collectif ne referme pas un cycle aussi long sur n'importe qui, et cette affiche tient toutes ses promesses de bruit et de mélodie.
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Leur premier concert, en 1990, s'est joué en ouverture de Mazzy Star au I-Beam de San Francisco ; sept ans plus tard, lâchés par leur label américain en plein enregistrement, c'est le britannique Beggars Banquet qui a sauvé et sorti Too Many Days Without Thinking. De quoi comprendre pourquoi John Peel les comparait sans détour à Nirvana et Pavement.
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Pionniers du shoegaze devenus stars de la britpop, puis réunis après des années de silence, les Boo Radleys, qui tirent leur nom d'un personnage de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, reviennent avec trois de leurs membres d'origine et un nouvel album. L'expérimentation reste leur marque. Les Parisiens de Pop Crimes ouvrent la soirée. La britpop, sans la naphtaline.
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Au-delà de LTR Worldwide, Jwles possède aussi son propre label, Le Zin Records, où sont sortis ses deux derniers disques, Bijoux puis Bijoux de Luxe. De Saint-Denis à la côte est américaine, il construit son rap en toute indépendance, loin des grosses maisons de disques. Une autonomie totale, revendiquée depuis ses débuts.
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Quand on dit krautrock sans détour, on pense forcément à Can ou à Kraftwerk, et cette filiation traverse les quatre sets de la soirée, entre machines qui s'enrayent et guitares qui dérivent vers l'espace. On est loin du revival poli : ici, le son cherche encore ses pleins pouvoirs, en direct, sans filet. Quatre projets, quatre manières de perdre le fil pour mieux le retrouver.
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Survive, le groupe texan qu'ils ont fondé à quatre en 2009, n'a jamais tourné en entier sur la bande-son de Stranger Things : la production ne pouvait financer que deux emplois à plein temps, alors Adam Jones et Mark Donica sont restés à Austin. Ce duo-là a quand même décroché un Emmy, en plus des deux nominations aux Grammy. Une version resserrée, donc, mais ce sont bien les mêmes machines analogiques qui ont fait le son de la série.
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Le label qui a signé Zoe Heselton, Teenage Menopause, publie aussi Xiu Xiu et Jessica93 : ça situe le degré de noise avant la première note. Son disque est sorti après dix ans d'écriture. Ronan Courty, formé au Conservatoire de Nantes avant de filer à la contrebasse préparée, retrouve ici sa ville pour un set solo enregistré à l'origine dans une chapelle.
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Avant les chansons à cœur ouvert, il y a eu les reprises postées pour rire : une parodie du tube Dance Monkey, puis une Corona Song qui cartonne au pire moment de 2020 et lui vaut une chronique hebdo sur W9. De cette école de l'instantané, Lisa Pariente garde le sens du refrain qui s'imprime du premier coup, même quand le propos s'est fait plus grave depuis.
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Jlin travaillait encore dans une aciérie de l'Indiana quand elle a sorti Dark Energy, sacré disque de l'année par The Wire et The Quietus en 2015. Elle ne samplait déjà plus rien, construisant chaque son elle-même. Sa pièce écrite pour quatuor à cordes avec Kronos lui a valu une nomination aux Grammy. Ici en live avec percussionnistes, elle pousse encore plus loin cette manière de retourner le footwork de Chicago.
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So La Lune a grandi à Mermoz, un quartier de l'agglomération lyonnaise, avant de passer plusieurs années de son adolescence aux Comores, pays d'origine de son père : une double géographie qui infuse encore ce qu'il raconte en studio. Le mot Tsuki, qui a donné son nom à son tout premier projet, veut simplement dire lune en japonais.
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Alice Dutoit n'avait pas prévu de chanter avant un échange scolaire dans l'Oregon qui l'a jetée dans une chorale locale. De retour en Belgique, elle tente The Voice en 2014, un passage remarqué qui ouvre dix ans de scène, longtemps menée entièrement en anglais. On suit cette trajectoire depuis ses débuts, et elle n'a jamais semblé aussi assurée que maintenant qu'elle a changé d'outils.
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Après des années à bricoler une électro faite de poubelles plutôt que de synthés, Lechapus et Bérangère Barathon signent avec Plastic Monsters leur premier spectacle pensé pour le jeune public. La tournée continue après Nantes jusqu'à Évreux, la preuve qu'on peut remplir une salle avec du tri sélectif. Un bon moyen d'emmener les enfants à un concert sans céder au spectacle sous licence.
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HOUSEClub de jour invite Bellaire & Dimitri From ParisSAMEDI 07 NOVEMBRE 2026 · 19:00
Warehouse
NantesDimitri From Paris n'a pas attendu la hype de la house française pour l'imposer : son premier album, Sacrebleu, a été sacré disque de l'année par le magazine britannique Mixmag en 1996, quand le genre tenait encore sur une poignée de labels parisiens confidentiels. Bellaire, biberonné à cette école du sample, construit depuis une house solaire qui doit autant aux machines qu'au disque de son enfance.
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Avant de chanter, Théo Juice a tenu la batterie pendant quatre ans : ça s'entend dans le groove de ses morceaux, écrits et composés en solo avant de prendre vie avec son live band. Repéré via les vidéos de son ami d'enfance Mister V, il a d'abord sorti ses titres sur le label Hey Pelo Records avant de voler de ses propres ailes. Un indépendant grenoblois à prendre au sérieux, loin des paillettes parisiennes.
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